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Selon le FMI, l’Afrique du Nord, comme le Moyen-Orient, demeure encore « une région à deux vitesses ».<br />
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D’un côté, les pays exportateurs de pétrole, comme l’Algérie et la Libye, « bénéficient du niveau élevé de la production et des prix de l’énergie ».<br />
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De l’autre, les importateurs, comme la Tunisie, cumulent les handicaps. Le coût de l’énergie pèse sur leur balance commerciale quand les incertitudes qui demeurent sur les transitions politiques détournent touristes et investisseurs.<br />
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De plus, la conjoncture mondiale et la faiblesse de la demande en Europe en particulier entraînent une baisse ou un ralentissement des exportations.<br />
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Selon le FMI, un point de croissance en moins en Europe coûte en effet 0,6 % de son PIB à la Tunisie. Et une hausse de 10 % du prix des denrées alimentaires sur le marché international creuse de 0,4 % le déficit commercial du pays.<br />
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Mathieu Bouchard<br />
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